La souris, le poulet, la vache et le cochon.




Il était une fois, un’ petite souris

Qui vivait à la ferm’ parmi les animaux.

Un jour, elle aperçut, de son trou favori,

Le fermier déballer un paquet, sans un mot.

 

Il prit l’objet en mains : un attrape-souris,

Autant dire une bombe, une tapette à rats.

La souris affolée, inquiète et fort marrie,

Alla chercher secours auprès des fiers-à-bras.

 

Près du bel emplumé, le poulet de la ferme,

Elle demanda de l’aide. Que veux-tu que je fasse ?

Ce n’est pas mon problème. En ce qui me concerne,

Je ne peux que prier pour ce qui vous tracasse.  

 

Le cochon, quant à lui, l’envoya sur les roses :

Votre souci, ma chère, est affaire personnelle.

Je ne peux pas tout faire et c’est l’heure de ma pose.

Allez donc voir la gross’, c’est une amie fidèle.

 

Elle se rendit donc voir la vache qui paissait

Dans la grande prairie. Au secours ! Au secours !

Je suis très occupée à faire tout ce lait.

Je ne peux vous aider, cherchez aux alentours.

 

La souris courageuse décida d’affronter

Le péril, toute seule, avec grande prudence.

La nuit, on entendit, la trappe se refermer.

La femme du fermier, se leva en silence.

 

À tâtons, dans le noir, ell’ marcha sur la queue

D’une vipère piégée par l’attrape-souris

Qui mordit la fermière. Le reptile venimeux

Venait de provoquer, une triste série.

 

La fièvre monta, monta, si bien que la fermière

Eut besoin de bouillon. Son mari sacrifia

Notre ami le poulet qui finit en soupière.

Ses prières serviront ce fieffé galapiat.

 

Pour nourrir tout le monde venu à son chevet

La malade ordonna de tuer le cochon.

Mais le mal empira. Une semaine après,

La fermière mourut de l’action du poison.

 

Le fermier chagriné avec tant de convives,

Dut abattre la vache de la même manière.

Et l’on vit la souris du petit trou, active

A grignoter sereine, un morceau de gruyère. 

 

Les ennuis du voisin, sont aussi un peu nôtres.

Les ignorer n’est pas un acte bienveillant.

L’ignorance est le fruit dans lequel on se vautre,

Essayons maintenant d’en tirer fortifiant.

 

Jean-Charles Theillac

 

C’est un texte paru sur le site de mon amie Flo, qui m’a inspiré ce
divertissement poétique, Au bonheur des mots qui chantent
est un endroit où il fait bon aller et venir.