Cessez le feu!

Les sentiments confus que mon cœur ne les flatte,

Sont des épines plantées dans le sein de mon âme.

Telles des banderilles affublées d’oriflammes

Blesseraient le taureau avant qu’il ne combatte.

Dans ses yeux, je ne vois de la mansuétude,

Pas l’ombre d’un regret, pas le moindre remord.

Ai-je donc tant failli qu’il me faille un effort,

A chaque instant de vie marquée par l’habitude.

Proie facile et docile dans sa ménagerie,

Portrait robot du noir de son imagerie,

De nos jours et nos nuits, tirons l’enseignement,

Qu’il est venu le temps de faire taire les armes.

Pour la paix désirée et l’arrêt des errements,

Retrouver de la vie la couleur et le charme.

 


Jean-Charles Thellac