…il faut que je vous dise

Combien faut-il de haine pour tuer à l’envi,

Des hommes et des femmes et de pauvres enfants,

Dont le défaut majeur fut de croire en la vie

Et d’avoir été là, au cœur du guet-apens.

 

Qu’un tel aveuglement, puisse arriver à l’Homme,

Bien sûr, c’est évident que Dieu n’y est pour rien.

C’est une ignominie, une infamie des hommes.

Vouloir dominer l’autre pour lui spolier son bien.

 

Des milliers de victimes, dans un camp comme dans l’autre :

N’est-ce pas suffisant pour calmer les ardeurs,

Et vivre enfin en paix grâce à de bons apôtres,

Les négociateurs neutres et baroudeurs !

 

Querelles de mosquées et querelles d’églises

Ont parcouru le monde en tuant, çà et là,

De pauvres innocents comme des cancrelats.

Assez de morts Messieurs, il faut que je vous dise :

 

À quoi sert de croire en un Dieu de bonté ?

Vous n’avez pas le droit, sous couvert de croyance,

De tuer d’autres gens, innommable fierté.

Ce sont vos frères qui meurent, arrêtez les souffrances.

 

Quant on met tant d’ardeur à brûler un dessin

Et tant de volonté à défendre l’honneur

De sa propre personne, se moquant du voisin,

La discrétion s’impose, comme la clé du bonheur.

 

Il faut que je vous dise, le respect de chacun,

C’est la liberté d’être et de croire, parbleu !

Penser ce que je veux au moment opportun.

D’honorer qui je veux et me choisir un dieu.

 

Jean-Charles Theillac