L’agonie d’un espoir

Rouen.jpg
Détail d’une oeuvre de Jean-Claude Paulhiac

Ce siècle n’en finit pas d’agoniser, de geindre
Et peine à se résoudre à l’égout de l’Histoire.
Cette année deux mill’ treize, mollit jusqu’à éteindre
Un siècle d’insouciance chargé de nonchaloir.

Il restera marqué par l’absurde, le stupide,
Le cupide des hommes hantés par leur crédit,
Leur lopin, leur larcin, soucieux du morbide
Au point d’en savourer la grande comédie.

Ira-t-elle encor’ loin, cette farce et attrape ?
Le déclin et la chute nous surprend et nous tue.
Nos espoirs, nos folies, vont passer à la trappe
De l’Histoire des Hommes dans un sanglot confus.

C’est l’œuvre des humains dans un temps arrêté.
Mais l’Homme au singulier dispose de génie
Pour éclairer le monde et non le bâillonner,
Prophète ou bien-penseur, esprit libre infini.

Cet an nouveau surgit et nous portons le deuil
De nos souhaits passés et de nos vœux stériles.
Certitudes enfouies dans la poix de l’orgueil,
Périront doucement en vérités fossiles.

Ô citoyen chagrin, un à un épaulé,
Un à un colibri, conquerront notre monde !
Notre part est vitale, maîtresse et contrôlée,
Avançons vers demain, pour une vie féconde.

Jean-Charles Theillac

M. Paul Jorion sur France-Culture invité de matinales de Marc Voinchet met les pieds dans le plat.